Traveller

Strictement professionnel

Nous posons les pieds pour ce qui semble être la millième fois sur la piste d’atterrissage du spacio-port de Jewel. Notre dernière mission, sensée racheter la précédente s’est tout aussi mal passée et nous appréhendons notre rencontre avec Sabrina. Pour cette fois, un rapport par mail suffira… Étrangement, nous n’avons aucun réponse de notre commanditaire: pas de convocation, de mail de réprimande, rien.
Nous faisons profil bas et profitons de notre escale pour retrouver notre mécano: Steve Laretta.
Notre capitaine tente diligemment, tous les trois jours, de contacter Sabrina et après un mois à terre, un message automatique nous est retourné: “Cette adresse n’existe pas”.
Nous ne sommes pas familier des méthodes des grandes corporations, mais ce genre de messages n’augure rien de bon. Sabrina est sans aucun doute notre employeur principal, mais cette relation purement professionnel va nous pousser à chercher à en savoir d’avantage. Se présenter au siège d’Unitech ne servirait à rien, alors nous nous rendons à la propriété de Sabrina dans le quartier huppé de Jewel. Lors de notre premier passage nous n’avions pas remarqué à quelle point ces habitants étaient à cheval sur la sécurité: des murs de plusieurs mètres de haut, flanqués de caméras assurent la tranquillité des personnes les plus influentes de la planète. Nous nous garons sur le trottoir en face de l’entrée, et Lucas descend du véhicule afin de s’adresser aux gardes.
Comme il fallait s’y attendre nous n’apprendrons rien de cette rapide entrevue: Sabrina, à l’instar de son adresse mail n’existe pas. Alors que nous nous éloignons, je vois clairement le gardien prendre son téléphone et dicter à son interlocuteur notre numéro de plaque d’immatriculation.
De retour au vaisseau, une “mission” s’impose à tous: retrouver Sabrina.
Sans plus de piste, nous décidons de poser un mouchard (caméra et micro) en face de l’entrée de ce qui fut la demeure de Sabrina.
Au alentour de minuit, je remonte la rue, simulant l’ébriété dans mon unique costume, le mouchard dissimulé dans la manche. Ma prestation n’est visiblement pas convaincante, et le garde vient à ma rencontre. Je n’ai pas d’autre choix que de poser l’appareil avant de faire demi-tour sous le regard méfiant du vigile.
A deux coins de rues, je retrouve le reste de l’équipage et nous filons en direction de notre vaisseau.
L’angle n’est pas génial, mais suffisant pour voir et entendre les gardes lors de la relève et aussi confirmé que nous somme bien recherché par l’une des corpos la plus puissante de Jewel.
Il est une heure du matin quand je vois sur les détecteurs un homme, vraisemblablement seul, qui se dirige vers le Takikoma. Un projecteur dans le visage et deux membres d’équipage armés de blaster en haut de la rampe d’accès ne semble pas le perturber plus que cela.
Il se présente sous le nom de X (j’ai pas retrouvé la feuille), comme un de ceux restés fidèle à Sabrina. Il nous incite à mettre les voiles sur le champ, mais alors que nous demandons l’autorisation à la tour de contrôle, la voix à la radio change et nous intime l’ordre de rester au sol. Nous connaissons la chanson, nous coupons la radio et prenons la liberté de décoller.
Une rapide courses poursuite entre notre vaisseau et des intercepteurs de l’impérium s’en suivra mais nous leur échapperons sans grande difficulté.
X nous indique alors un point sur Jewel, aux anipodes, de la capital: c’est la bas que se trouve Sabrina.
Nous rentrons de nouveau dans l’atmosphère et descendons dans une faille jusqu’à un sas, taillé à même la roche. A l’intérieur, un véritable bunker sous-terrain, héberge des scientifiques (dont Eugène), des forces paramilitaires et des membres d’Unitech. X nous conduit directement dans le nouveau bureau de Sabrina, au design identique à celui qu’elle occupait au 32ième étage du siège de sa corporation. Comme si de rien n’était, elle nous explique en quelques mots la situation qui se résume à: nous avons besoin du Takikoma pour téléporter toute cette base sur Emerald !
Tandis que les hommes s’affaire autour de notre vaisseau, nous somme conduit dans nos quartiers. Le réveil le lendemain sera un peu difficile: nous avons la certitude que nous avons été drogués mais ignorons dans quel but. Eugène débarque alors pour requérir mon aide, nous lui arracherons la réponse quant à nos maux de tête. Après un bras et un oeil me voila avec un nouveau corps étranger sous la forme d’une puce de sauvegarde dans la nuque. Je ne sais pas vraiment qu’est ce que c’est mais tant que ça ne me tue pas, je peux faire avec.

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jorsca nihilist

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